La chapelle Saint-Roch, située dans le hameau de
Panicale, présente un plan allongé formé d’une nef unique, voûtée en berceau à lunettes, terminée par un chevet plat. L’élévation antérieure est orientée à l’Est, comme toutes les églises édifiées avant le Concile de Trente (1545-1563). Les murs latéraux sont renforcés par des tirants de fer afin de supporter la voûte. Les murs latéraux possédaient chacun deux petites baies, celles du mur Nord ont été bouchées (enduit ciment de la fin du XXème siècle). L’observation de l’édifice révèle de nombreuses campagnes de travaux et trois datations relevées : Inscription sur l’ancienne cloche déposée à l’intérieur « Dalle influence de s. Rocco liberateci da ogni male 1742 Verni », le nom fondeur (Verni), peut-être aussi la date de construction du clocheton. Une autre inscription sur les deux battants des anciennes portes « M ANGELOUIS/ PFLA 1834 » et sur l’autre « AVE ROCCHE/ANGELICE SS », indiquent sans doute la date d’importants travaux (voûte en berceau, toiture, tirants de fer, etc ).
En plus de la cloche, datée de 1742, et les deux vantaux de l’ancienne porte d’entrée(1834), deux vêtements liturgiques sont à signaler : le premier est une chasuble du XVIIe siècle, en damas de soie rouge cramoisi, avec son galon doré d’origine. Le second est une chape du XVIIIe siècle en soie à fond bleu ciel, avec motif broché de bouquets de fleurs et de guirlandes (une chasuble de soie verte du XVIIIe est également conservée dans cette chapelle). Dernier élément intéressant : un calice en argent du XVIIIe siècle, portant le poinçon de la ville de Gênes (la Torretta).